Music Current Festival, Dublin – « Mouvements »
9 avril 2026 · Project Arts Centre, Dublin
Music Current Festival est un festival annuel de musique contemporaine produit par Dublin Sound Lab.
Le festival offre une vitrine de la création musicale irlandaise et internationale dans un environnement accessible et convivial. Il propose une semaine de concerts, d’ateliers, des tables rondes publiques et bords de scène.
Aux côtés d’œuvres de son répertoire et de celles de Rocío Cano Valiño et Demian Rudel Rey récemment créées, Proxima Centauri fera la création mondiale de « Máthairtheanga » commandée au compositeur irlandais Peter Fahey par Arts Council of Ireland pour l’ensemble.
PROGRAMME
▸ Thierry Alla, Artificiel
▸ Rocío Cano Valiño, Pirucha
▸ Demian Rudel Rey, Nemorensis
▸ Peter Fahey, Assembly Line 2.0 – création mondiale
Commande de Proxima Centauri avec le soutien de The Arts Council
▸ Pierre Jodlowski, Coliseum

Thierry Alla
Artificiel
pour flûte, saxophone soprano, percussion et dispositif électroacoustique
A l’instar des Fireworks d’Haendel et des Feux d’artifice de Debussy, c’est une atmosphère festive que j’ai souhaité retranscrire dans Artificiel. Dans les spectacles pyrotechniques, c’est à la fois la vue mais aussi l’oreille qui est sollicitée au moment des mises à feu. Dans cette pièce, il s’agit donc de sons sans lumières, projetés dans un espace électroacoustique.
L’ambiance sonore reproduit les sons de fusées descendantes, la violence des détonations, les effets de surprise. Le titre fait également allusion aux « artifices » de l’électronique ; les sons acoustiques sont soumis à des transformations engendrées par deux boîtes d’effet. L’ensemble fusionne avec une bande électroacoustique offrant des prolongements à l’écriture instrumentale.

Rocío Cano Valiño
Pirucha
pour flûte, saxophone, piano, percussion et électronique
Commande de Proxima Centauri avec l’aide de la Sacem
P R E M I È R E__I R L A N D A I S E
Le titre de l’œuvre « Pirucha » provient du Lunfardo (argot argentin). Ce terme est utilisé pour décrire une personne folle, ou quelqu’un qui a un mauvais discernement, ou qui est imprudent. La nouvelle pièce s’inspire de l’histoire « Casi el reflejo de la otra » (Presque le reflet de l’autre, en français) de l’écrivaine argentine Silvina Ocampo. Ce conte, en évoquant la notion de doubles et d’éléments ambigus dont on ne connaît pas exactement la nature, expose l’idée que ce que les gens “sont” et “montrent” n’est pas leur véritable identité, et qu’il existe des personnalités diverses au sein d’une même personne. La pièce musicale intègre comme dans le texte la notion de dualité, en l’appliquant aux relations entre instruments et électronique via l’imitation, le reflet, l’écho ou encore par leur traitement comme deux entités complètement indépendantes.
Demian Rudel Rey
Nemorensis
pour saxophone ténor, électronique et vidéo
Commande de Proxima Centauri
P R E M I È R E__I R L A N D A I S E
Motivé par l’idée d’une fusion organique entre les univers sonores acoustiques et électroniques, la littérature et la vidéo, Demian Rudel Rey explore dans Nemorensis de nouveaux modes de jeu, hybridant le saxophone, à la recherche de matériaux artistiques inscrits dans le geste et la corporéité de l’instrumentiste dont il demande un investissement total et virtuose.
Jetant un pont entre corps, sons et images, Nemorensis s’inspire du texte « La nave » de Silvina Ocampo, où les idées de métamorphose et d’identité, de délire et de réalisme magique sont omniprésentes.
Interprété au saxophone, l’électronique et la vidéo sont omniprésents tout au long de cette composition, entraînant le spectateur dans un tourbillon où la musique et les images ne font plus qu’un.

Peter Fahey
Assembly Line 2.0
Agitprop pour flûte, saxophone, piano, percussion et laptops
Commande de Proxima Centauri avec l’aide de The Arts Council
C R É A T I O N__M O N D I A L E
[texte en cours]

Pierre Jodlowski
Coliseum
pour flûte, saxophone, percussion, piano, électronique et vidéo
P R E M I È R E__I R L A N D A I S E
Lors d’une visite aux Arènes de Nîmes, j’ai été frappé par l’enfilade des corridors, des couloirs, des perspectives, de la tension intrinsèque à ces lieux, comme si l’architecture et la lumière gardaient la trace de la violence antique. J’ai eu la vision d’un long travelling dans les différents niveaux, succession de déplacements convergent tous, d’une manière inéluctable, vers le centre, aucune autre issue n’étant possible. Cette tension visuelle est à l’origine de la conduite de l’énergie du projet, qui va toujours vers des mouvements de tension et de cassure. Lorsqu’elle se calme, la musique veut tendre vers la poussière, vers le souffle de l’avant, l’inspiration qui précède l’entrée en scène.
Sans être directement narrative, la forme et le matériau suivent un cheminement que cette errance m’a suggérée : une dynamique et un jeu de force qui s’opposent ou s’entraînent, se divisent ou s’ajoutent.
Cette pièce est dédiée à l’Ensemble Proxima Centauri et tout particulièrement à Maribé
ARTISTES
Proxima Centauri
Marie-Bernadette Charrier – saxophone
Sylvain Millepied – flûte
Hilomi Sakaguchi – piano
Julien Pellegrini – percussion
Christophe Havel – électronique
Peter Fahey – récitant
